Puis-je l'épouser ?

Quand l’impudicité s’en mêle

L’impudicité est le fait d’avoir des relations sexuelles avant le mariage. La sexualité est un beau cadeau de Dieu, conçu pour être déballé après le mariage. Malheureusement, dans un monde où est prônée la liberté sexuelle à coup de publicités et de films encourageant les plus jeunes à vivre très tôt leur première expérience, les chrétiens ne sont pas en marge de ce dont l’ennemi se sert comme une arme pour faire tomber même les chrétiens les plus affermis.

1 Corinthiens 6:13 : »…Mais le corps n’est pas pour l’impudicité. Il est pour le Seigneur et le Seigneur pour le corps »

Quand on se met en couple avec un non converti,  le risque de passer à l’acte avant le mariage est plus grand. N’ayant pas la même vision tous les deux sur la question, on se retrouve tout seul à devoir résister à la tentation. Tout seul parce qu’on sait en tant que chrétien que c’est un péché; tandis que pour l’autre avoir des relations sexuelles avant le mariage est juste une concrétisation de l’amour, quelque chose d’évident, de normal à partir du moment où on est en couple. Sa réflexion est que ce n’est pas bien grave, qu’il ne fait rien de mal puisqu’il nous aime. Ce décalage de positionnement dans ce qui est un péché est très révélateur de ce que pourrait être la suite sur d’autres sujets une fois mariés.
Si tu avances sur ce terrain, la tentation se fera de plus en plus forte tous les jours. Dans Ephésiens 6, il est question de l’armure du chrétien que nous devons revêtir, car nous sommes engagés dans un combat contre le monde des ténèbres devant lequel nous devons être bien équipés pour lutter. Pourtant, face à l’impudicité, la Bible nous recommande de fuir.

« Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps. Mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps »1.Corinthiens 6 : 18

Car la relation sexuelle engage le corps dans tout ce qu’il est. Elle crée notamment des liens de l’âme, ce qui brouille davantage les sentiments qu’on ressent pour notre prétendant non converti et nous maintient finalement attaché à lui. On est alors persuadé d’être amoureux et que c’est suffisant pour se marier, on n’a plus suffisamment de recul pour mettre un terme à la relation.

Ma sœur, tu étais peut-être à deux doigts de mettre un terme à  cette relation parce que tu as compris que tu n’es pas à ta place; tu as prié, tu as jeûné, tu l’as même exposée à un frère, une sœur pour qu’il te soutienne dans la prière à ce sujet, mais tu es encore tombée. Le vrai problème est que tu ne fuis pas. Nous sommes des personnes faites de chair, notre enveloppe corporelle n’est pas faite de fer. L’attirance physique, surtout avec une belle personne qui en plus nous parle de mariage, c’est tout à fait normal. Les circonstances et un contexte favorables au péché, voilà où se situe le vrai problème. Ils vont nourrir le désir de passer à l’acte et t’y préparer sans que tu ne t’en rendes compte. Tous ces messages échangés avec lui, ces conversations, le fait de se retrouver souvent seule avec lui, à aller prendre un verre. Ce sont des occasions de chute que tu dois couper. Ce n’est pas facile pour la chair, mais c’est possible car l’Esprit de Dieu habite en toi.

Voudrais tu que ton bien-aimé te trouve dans de telles circonstances?

Prenons l’exemple de Joseph à qui la femme de Potiphar lui a proposé de coucher avec elle alors qu’il était pouvait esclave en Egypte. Mais même dans cette situation et malgré tout ce qu’il a vécu pour en arriver là, son cœur est resté fervent pour obéir à Dieu. Il va choisir la fuite car il estime que succomber se serait pécher contre Dieu. Cette fuite n’est pas synonyme de faiblesse, Joseph est fermement déterminé à plaire à Dieu . A quel point le sommes nous ? Il ne faut pas oublier que le véritable enjeu n’est pas le mariage mais notre sanctification. Car après le mariage nous devrons encore nous sanctifier.

Je prie que le Seigneur te fasse trouver en Lui tout ce qui te manque et que cette porte soit définitivement fermée dans ta vie. Sois encouragée en Jésus-Christ.

Puis-je l'épouser ?

Et s’il aime « quand-même » Dieu ?

C’est la question qu’on peut se poser lorsque commence à se dessiner dans notre cœur le projet de nous marier avec un non-chrétien. On lui a parlé de notre foi et de la place importante qu’elle occupe dans notre vie, et cela ne lui pose pas de problème. Il est prêt à nous suivre à l’église, il veut même rencontrer notre pasteur pour lui dire à quel point sa démarche de nous épouser est sérieuse. Notre foi est une qualité qu’il nous admire et qui le rend encore plus amoureux (Mignon n’est ce pas ?). En plus, il a grandi dans une famille « religieuse » et il respecte Dieu. Il n’est pas athée.

Soit.

Cependant, être chrétien c’est bien plus que se rendre à un spectacle sympathique dans une église tous les dimanches matins pour y écouter prêcher un bon orateur, ou une chorale « gospel ». Etre chrétien ne signifie pas non plus porter pour un temps un vêtement qu’on pourrait changer au gré des saisons ; et c’est encore moins une posture qu’on adopte par moment. Que notre prétendant soit donc bien disposé à nous suivre à ce qui serait à ses yeux comme un hobbie de notre part est très léger comme engagement. En fait il ne comprend pas ce qu’être chrétien signifie réellement.

Etre chrétien c’est une question d’IDENTITE.

Jean 1 : 12 dit : «… Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son Nom, elle a donné de pouvoir de devenir enfant de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu ».

Il est question dans ce passage de recevoir Jésus , la parole de Dieu personnifiée, de l’accueillir comme le Seigneur de notre vie. Après cette rencontre personnelle avec Jésus et par le biais de notre repentance, nous devenons donc enfant de Dieu. Et cela, bien avant de nous investir dans tout ce que nous faisons aujourd’hui pour Dieu, au sein de notre église locale ou en dehors. Cela revient à dire qu’avant tout, Le chrétien EST au delà du FAIRE. C’est une question d’identité. On ne peut donc juger le fait d’être chrétien sur la base du faire. Dans l’imaginaire de bon nombre de personnes, être chrétien se résumerait à certains actes : aller à la messe le dimanche, pratiquer quelques activités sociales etc.

Le prétendant qui te tourne autour n’aura peut-être aucun mal à partager cela avec toi. Quelques heures assis à écouter un prêche et une chorale qui chante bien, ce n’est pas la mer à boire. Après tout il y en a bien qui depuis des années suivent leur conjoint dans une activité qui leur est chère, sans jamais s’y être inscrit eux même.

Mais quand on parle de mariage, il ne s’agit pas juste de conjuguer avec une passion du conjoint, ou uniquement de se trouver des points communs sur le plan humain. Il est avant tout question de fusionner sur le plan spirituel en ayant en commun une vie, un cœur dédiés totalement à Jésus-Christ. Et ce n’est possible que si chacun individuellement a une réelle relation avec le Seigneur. Cela est d’autant plus important que le mariage est loin d’être une fleuve tranquille. Des tempêtes, des épreuves, des attaques viendront immanquablement, menaçant notre couple, notre famille, notre maison. Avoir cette foi en commun nous permettra de nous repositionner ensemble en revenant à cette fondation solide. C’est la nécessaire bouée à laquelle le couple pourra s’agripper ensemble. Toute autre fondation serait éphémère, il serait donc superficiel voire dangereux de bâtir un engagement spirituel tel que le mariage , censé durer toute une vie sur autre chose.

Comprends-tu l’importance qu’il soit né de nouveau comme toi avant de t’engager avec lui ?

Est-il né de nouveau? est donc la véritable question à se poser. Si tu as du mal à être tranché dans ta réponse, c’est qu’il y a un problème. Le Saint-Esprit ne laisserait pas la confusion demeurer sur une question si importante. Le simple fait même que tu te poses cette question est un indicateur. Je dirais même que tu n’as pas besoin de jeûner pour avoir une réponse à cette question. Tu devrais éventuellement le faire pour demander au Seigneur de t’aider à te détacher de cette relation. La première jauge pour le chrétien qui se pose des questions est le témoignage intérieur, ce que l’Esprit de Dieu en toi te dit. Tu n’as même pas besoin de faire une recherche google sur les 10 signes qui prouvent qu’il n’est pas né de nouveau, car au fond tu sais que tu sais.

Qu’il aime « quand même » Dieu n’est donc pas suffisant pour s’engager avec lui.

Pour vous dire, mon mari n’est pas réfractaire à ma foi. Je suis impliquée à la louange et à l’évangélisation et cela ne le dérange absolument pas que parfois je doive m’absenter plusieurs soirs dans la semaine pour me rendre à l’église. J’en ai même souri intérieurement un soir où, fatiguée et hésitant à me rendre à un sortie d’évangélisation, il m’a dit « vas-y, ça te fera du bien ». Je remercie le Seigneur qu’en cela il ne soit pas un frein, je sais que ce n’est pas le cas pour certaines femmes. Pour autant, cette fusion spirituelle n’est pas encore là et sur d’autres sujets c’est plus difficile.

Ma sœur, je prie que le Seigneur te donne la force de rebrousser chemin, de dire non, si tu te sens trop attirée par cet homme qui aime « quand même » Dieu. Ce n’est pas suffisant pour que tu brades tout ce que tu as aujourd’hui pour t’engager avec lui. Je ne te le dirai jamais assez : tu as le choix, tu es en position de force. Attends encore un peu, ton bien-aimé n’est pas très loin.

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Lettre à ma sœur célibataire

Ma chère sœur,

Sache que c’est toi qui m’as inspirée ce blog. Je te porte dans mon cœur et je voudrais te dire ce que j’aurais aimé savoir avant de me marier.

Une chose importante: tu es en position de force car tu as la possibilité de choisir. On ne t’a jamais présenté les choses de cette manière mais c’est vrai. Tu peux choisir de vivre un mariage à la gloire de Dieu envers et contre tout. Je sais que quelques fois, ces discours de tes amis, de tes collègues, de ta famille te reviennent à l’esprit à la fin de ta journée quand tu es seule. Ils te disent que tu dois absolument te caser avec un tel, que tu idéalises trop, que ce sera plus difficile d’avoir des enfants si tu attends trop. Rajoutées à ça, tes propres pensées te ramènent à cette horloge biologique qui tourne et qui tourne. Mensonges. Tant que tu attends en gardant les yeux fixés vers le Seigneur, tu es dans le timing de Dieu et c’est ce qui compte le plus.

Tu sais, alors que j’étais célibataire, je ne pense pas avoir vraiment vécu pleinement cette période. Je ne l’ai pas vécue de façon intentionnelle. J’étais toujours en train de me projeter dans le mariage. Je le voyais comme un accomplissement. Par conséquent, je m’estimais « incomplète » et n’osais pas vivre des choses qui m’auraient fait plaisir parce que j’idéalisais la vie d’après. Peut-être à cause de la conception culturelle/familiale du mariage de la société africaine d’où je viens : à un certain âge, une femme doit être mariée. Peut-être que je ne comprenais pas tous les enseignements bibliques sur le mariage que j’écoutais à cette période. Je recevais de bonnes choses spirituellement, mais je pense qu’il m’a manqué l’aspect pratique. Je n’osais pas explorer cette personne qui voulait tant se marier : moi-même.

Car se connaitre est le minimum si on veut lier toute sa vie à celle d’un autre. Mieux tu te connaitras, mieux tu reconnaitras celui que le Seigneur te présentera. Mieux tu discerneras aussi ce que tu ne veux pas. Avoir un idéal tant que les critères sont de Dieu, ce n’est pas de l’orgueil ; le mariage c’est pour la vie. Le Seigneur nous laisse choisir notre conjoint, mais Il nous donne toutes les clés et toute la sagesse nécessaire pour bien choisir. Prends donc soin de toi, vis pleinement ta vie, savoure ta possibilité de voyager, forge toi une belle discipline de vie, fais du sport, décore ton intérieur à ton goût, lis, achète toi un appartement / une maison si tu en as les moyens, réalise toi. Je ne dis pas que tu ne pourras plus faire ces choses une fois mariée ; non, je t’encourage à apprécier la créature merveilleuse que tu es, et qui ainsi n’acceptera pas que n’importe quel homme ne vienne ternir cet éclat. Car oui ta personnalité compte, ta sensibilité, tout ce que tu es compte. C’est Dieu qui t’a créée avec tout cela. Tu ne peux donc les occulter en te mariant juste pour te marier.

Ma sœur, peut-être même que tu as eu un enfant (ou plusieurs) avant le mariage et que tu l’élèves seule. Ça a été mon cas. Ne rabaisse pas tes standards pour autant. Tu n’as pas perdu de valeur aux yeux de Dieu. Tu n’es pas disqualifiée pour vivre un mariage à la gloire de Dieu, pour être aimée d’un homme qui craint Dieu. Ne pense pas que dans le monde, ils seraient plus prompts à accepter une femme qui a déjà un enfant et que ce n’est pas possible dans le corps de Christ. C’est encore un mensonge. N’oublie pas que tu es recouverte du sang de Jésus. L’homme que Dieu prévoit pour toi n’aura pas peur de fonder une famille avec toi, que tu aies déjà un enfant ou pas, car lui aussi te reconnaitra.

Ma sœur, par-dessus-tout, sois sérieuse dans ta relation avec le Seigneur. Ne t’exposes pas au compromis. Quand l’attente semble longue, on peut se mettre à douter : de sa beauté, de sa capacité à plaire à un homme. Dans ce cas, une invitation à prendre le café ou à aller au cinéma avec un collègue non chrétien peut très vite nous exposer au compromis. Il nous trouve belle, intelligente élégante, douce (ben oui c’est le Saint esprit en toi). Et tout cela flatte notre égo. Je t’en prie, ne brade pas ce que tu es pour quelques mots flatteurs. La bible dit des choses encore plus belles et plus vraies à ton sujet et c’est à la parole de Dieu que tu dois t’attacher, te fier plutôt qu’à celles d’un homme. Oui, médite la parole, étudie la, c’est elle qui gardera ton cœur fermement attaché à Christ avant tout.

Tu as toute mon affection, et celle de Dieu bien encore plus.

« C’est la voix de mon bien-aimé !

Le voici, il vient,

Sautant les montagnes, bondissant les collines »

Cantique des cantiques 2 : 8