
Ma chère sœur,
Sache que c’est toi qui m’as inspirée ce blog. Je te porte dans mon cœur et je voudrais te dire ce que j’aurais aimé savoir avant de me marier.
Une chose importante: tu es en position de force car tu as la possibilité de choisir. On ne t’a jamais présenté les choses de cette manière mais c’est vrai. Tu peux choisir de vivre un mariage à la gloire de Dieu envers et contre tout. Je sais que quelques fois, ces discours de tes amis, de tes collègues, de ta famille te reviennent à l’esprit à la fin de ta journée quand tu es seule. Ils te disent que tu dois absolument te caser avec un tel, que tu idéalises trop, que ce sera plus difficile d’avoir des enfants si tu attends trop. Rajoutées à ça, tes propres pensées te ramènent à cette horloge biologique qui tourne et qui tourne. Mensonges. Tant que tu attends en gardant les yeux fixés vers le Seigneur, tu es dans le timing de Dieu et c’est ce qui compte le plus.
Tu sais, alors que j’étais célibataire, je ne pense pas avoir vraiment vécu pleinement cette période. Je ne l’ai pas vécue de façon intentionnelle. J’étais toujours en train de me projeter dans le mariage. Je le voyais comme un accomplissement. Par conséquent, je m’estimais « incomplète » et n’osais pas vivre des choses qui m’auraient fait plaisir parce que j’idéalisais la vie d’après. Peut-être à cause de la conception culturelle/familiale du mariage de la société africaine d’où je viens : à un certain âge, une femme doit être mariée. Peut-être que je ne comprenais pas tous les enseignements bibliques sur le mariage que j’écoutais à cette période. Je recevais de bonnes choses spirituellement, mais je pense qu’il m’a manqué l’aspect pratique. Je n’osais pas explorer cette personne qui voulait tant se marier : moi-même.
Car se connaitre est le minimum si on veut lier toute sa vie à celle d’un autre. Mieux tu te connaitras, mieux tu reconnaitras celui que le Seigneur te présentera. Mieux tu discerneras aussi ce que tu ne veux pas. Avoir un idéal tant que les critères sont de Dieu, ce n’est pas de l’orgueil ; le mariage c’est pour la vie. Le Seigneur nous laisse choisir notre conjoint, mais Il nous donne toutes les clés et toute la sagesse nécessaire pour bien choisir. Prends donc soin de toi, vis pleinement ta vie, savoure ta possibilité de voyager, forge toi une belle discipline de vie, fais du sport, décore ton intérieur à ton goût, lis, achète toi un appartement / une maison si tu en as les moyens, réalise toi. Je ne dis pas que tu ne pourras plus faire ces choses une fois mariée ; non, je t’encourage à apprécier la créature merveilleuse que tu es, et qui ainsi n’acceptera pas que n’importe quel homme ne vienne ternir cet éclat. Car oui ta personnalité compte, ta sensibilité, tout ce que tu es compte. C’est Dieu qui t’a créée avec tout cela. Tu ne peux donc les occulter en te mariant juste pour te marier.
Ma sœur, peut-être même que tu as eu un enfant (ou plusieurs) avant le mariage et que tu l’élèves seule. Ça a été mon cas. Ne rabaisse pas tes standards pour autant. Tu n’as pas perdu de valeur aux yeux de Dieu. Tu n’es pas disqualifiée pour vivre un mariage à la gloire de Dieu, pour être aimée d’un homme qui craint Dieu. Ne pense pas que dans le monde, ils seraient plus prompts à accepter une femme qui a déjà un enfant et que ce n’est pas possible dans le corps de Christ. C’est encore un mensonge. N’oublie pas que tu es recouverte du sang de Jésus. L’homme que Dieu prévoit pour toi n’aura pas peur de fonder une famille avec toi, que tu aies déjà un enfant ou pas, car lui aussi te reconnaitra.
Ma sœur, par-dessus-tout, sois sérieuse dans ta relation avec le Seigneur. Ne t’exposes pas au compromis. Quand l’attente semble longue, on peut se mettre à douter : de sa beauté, de sa capacité à plaire à un homme. Dans ce cas, une invitation à prendre le café ou à aller au cinéma avec un collègue non chrétien peut très vite nous exposer au compromis. Il nous trouve belle, intelligente élégante, douce (ben oui c’est le Saint esprit en toi). Et tout cela flatte notre égo. Je t’en prie, ne brade pas ce que tu es pour quelques mots flatteurs. La bible dit des choses encore plus belles et plus vraies à ton sujet et c’est à la parole de Dieu que tu dois t’attacher, te fier plutôt qu’à celles d’un homme. Oui, médite la parole, étudie la, c’est elle qui gardera ton cœur fermement attaché à Christ avant tout.
Tu as toute mon affection, et celle de Dieu bien encore plus.
« C’est la voix de mon bien-aimé !
Le voici, il vient,
Sautant les montagnes, bondissant les collines »
Cantique des cantiques 2 : 8